Le facilitateur interne est le cas le plus fréquent, et le plus exigeant. Sa difficulté n'est jamais technique.
Ce qu'il a en plus
Il connaît les codes, les personnes et l'histoire. Il sait quel dossier a déjà échoué deux fois, quelle direction ne se parle plus, et ce qu'il ne faut pas dire à voix haute avant midi. Un facilitateur externe met des semaines à obtenir cette carte ; l'interne l'a déjà.
Le module 1 traite explicitement les différentes formes de facilitation : interne, externe, organisationnelle. Elles n'appellent pas les mêmes gestes.
La légitimité, seul vrai obstacle
Le facilitateur interne a un poste, un niveau hiérarchique et un passé dans l'organisation. Quand il tient un cadre face à un profil dominant, ce n'est pas sa méthode qui est contestée : c'est sa place. « De quel droit tu nous dis comment travailler ? » n'est pas une question de processus.
Le cas de sa propre hiérarchie
Le plus délicat. Faciliter une séance où son n+1 est participant demande d'avoir posé, avant, ce que le manager accepte de suspendre pendant la séance. Cet accord se prend en amont, jamais devant le groupe.
Comment on la construit
En amont, avec le commanditaire, pas au milieu de la séance. Un mandat explicite, annoncé au groupe par le commanditaire lui-même et non par le facilitateur, règle la plupart des contestations avant qu'elles n'apparaissent. C'est exactement ce que travaille le module 2 sur le cadrage.
